Carnet de recherche

Campagne de suivi · saison des pluiesMare aux Hippopotames, Burkina Faso

Mon carnet de terrain n’a jamais quitté ma poche.Cette fois, il aura un DOI.

Je suis écologue. Trois campagnes par an sur une zone humide, un carnet Rhodia qui prend l’eau et, au retour, six mois pour que quoi que ce soit devienne un document qu’un collègue puisse citer. Je ne veux pas publier ma science sur un blog. Je veux que mes observations de terrain soient là où je les ai prises, dans une forme qu’une revue, Zotero ou un étudiant en 2036 pourront lire.

Scénario. Les écrans sont ceux de nTilia ; la campagne, les relevés et les co-auteurs sont inventés pour l’exemple. Aucun DOI réel n’a été émis pour ce récit.

Semaine 0 · au labo

Un projet, pas un dossier de plus

Dans Réglages, je choisis le profil Recherche. Mes missions s’appellent maintenant des projets ; le style Académique m’est proposé, je le garde. Je crée « Suivi hippopotames 2026 » et j’y rattache mes protocoles en Markdown. Rien n’est encore public : c’est mon carnet, sur mon téléphone, synchronisé en privé quand il y a du réseau.

Le protocole vit à côté des relevés, pas dans un autre logiciel.

Jour 4 · 5 h 50 · berge nord

Hors ligne, GPS masqué, la note part quand même

Pas de réseau sur la mare, comme prévu. Je note les comptages, deux photos, un enregistrement pour le nombre de juvéniles que je n’ai pas le temps d’écrire. Chaque prise garde sa position — mais le mode terrain sensible la masque par défaut sur tout ce qui sera public : la position exacte d’une espèce protégée ne sort pas du carnet. Le tableau des relevés, lui, se numérotera tout seul dans l’article.

Le lieu précis reste dans mes prises. Le public voit la zone, pas la coordonnée.

Semaine 3 · au retour

Un résumé, deux co-autrices, trois ORCID

Je transforme la synthèse de la campagne en note publiable. Dans l’inspecteur, j’écris le résumé — cinq phrases, question, terrain, méthode, ce qu’on retient. J’ajoute Awa et Mariam comme co-autrices : nom, ORCID, affiliation, rôle sur le terrain. Les notes de bas de page et les formules de densité passent tels quels. Le résumé s’affiche en tête de l’article et entrera dans le JATS, le RIS et le JSON-LD ScholarlyArticle, sans que j’y touche.

Trois noms sur la signature, trois ORCID dans les métadonnées. Comme dans une revue.

Semaine 3 · vendredi

Déposer sur Zenodo : un clic, un PDF, un Markdown, un DOI

L’article est publié sous CC BY 4.0. Dans le menu de l’éditeur, Déposer sur Zenodo. nTilia génère le PDF preprint — titre, autrices, affiliations, résumé, licence — et l’envoie avec le Markdown source à l’archive du CERN. Trente secondes plus tard, le DOI est là : dans le frontmatter, sous Citer, dans BibTeX et RIS. Il ne bougera plus, même si je corrige une coquille demain.

Le DOI désigne l’œuvre. Les corrections restent sur la page.

Plus tard

Cité par quelqu’un que je ne connais pas

Un doctorant de Ouagadougou a trouvé la note via Google Scholar — les balises Highwire et le ScholarlyArticle ont fait le travail. Il l’a mise dans Zotero en un clic, RIS avec les trois autrices. Le PDF qu’il cite est celui de Zenodo, pas une capture d’écran. Et si un jour nTilia disparaît, le DOI résout toujours vers cette copie, et mon carnet reste un dossier de fichiers Markdown que j’exporte en ZIP quand je veux.

Le carnet est à moi. La citation, à tout le monde.

Pourquoi nTilia

nTilia ne remplace ni la revue ni le dépôt institutionnel. C’est le carnet de terrain qui, une fois relu, devient citable : hors ligne, GPS masqué, résumé et co-auteurs déclarés, DOI Zenodo, Zotero en un clic, ORCID partout.

Pérennité

Ce qui vous survit — et ce qui nous survit

Vos notes sont des fichiers Markdown ouverts, avec leur frontmatter lisible. Un projet s’exporte en ZIP à tout moment, prises et protocoles compris. Le PDF et le Markdown déposés sur Zenodo appartiennent à l’archive du CERN, pas à nTilia : le DOI continuera de résoudre si ce site ferme. C’est le seul engagement honnête qu’un outil puisse prendre.

Questions

Ce qu’un chercheur demande d’abord

01Le DOI est-il un vrai DOI ?

Oui. Il est émis par Zenodo, l’archive ouverte du CERN, avec le préfixe 10.5281. Le PDF preprint et le Markdown source y sont conservés indépendamment de nTilia ; le DOI continue de résoudre si ce site ferme. Un dépôt par article en v1 ; le DOI est figé avec la version publique correspondante.

02Zotero et Google Scholar lisent-ils mes articles ?

Zotero : en écriture, importez un Better CSL JSON / BibTeX local et tapez [@citekey] ; à la publication, bouton RIS et JATS sur chaque article, avec tous les co-auteurs, le résumé et le DOI. Google Scholar : balises Highwire (citation_title, citation_author, citation_doi, citation_pdf_url) et JSON-LD ScholarlyArticle. L’indexation par les moteurs est active dès Pro ; un journal Gratuit reste non indexé.

03Comment déclarer des co-auteurs et un ORCID ?

Dans l’inspecteur de l’éditeur, groupe Recherche : nom, ORCID, affiliation et rôle pour chaque co-auteur ; votre ORCID de compte se règle dans Réglages → Journal. Tout est stocké dans le frontmatter Markdown de l’article, lisible sans nTilia, et repris dans la signature, JATS, RIS, BibTeX, JSON-LD et les creators Zenodo.

04Puis-je écrire des formules et des notes de bas de page ?

Oui, pour tous les plans : notes GFM [^1] et math KaTeX en ligne ($…$) ou en bloc ($$…$$), rendues côté serveur dans l’article, l’aperçu, le flux RSS et le PDF, sans script tiers.

05Que devient mon carnet si nTilia disparaît ?

Vos notes sont des fichiers Markdown avec frontmatter ; un projet s’exporte en ZIP à tout moment, prises et protocoles compris. Les dépôts Zenodo appartiennent à l’archive du CERN, pas à nTilia. Rien de ce qui compte n’est enfermé dans l’outil.

Rendez votre terrain citable.

Gratuit pour écrire, noter hors ligne, déclarer résumé et co-auteurs. Pro pour le dépôt Zenodo et le DOI.

Sans carte bancaire. Vos fichiers restent des fichiers.