# Mode voyage — nTilia > Récit fictif : une journaliste Pro rentre d’une zone sensible. À la barrière, on fouille le téléphone. On trouve l’hôtel. Pas les sources. Canonical: https://ntilia.com/fr/mode-voyage Une pigiste Pro. Trois semaines de terrain. Léa, au desk, a déjà le fichier. Je suis pigiste, nTilia Pro. Trois semaines d’entretiens dans une zone où, au retour, on fouille les téléphones — poste frontière ou checkpoint improvisé, on ne le sait jamais assez tôt. Léa, à la rédaction, a déjà le fichier chiffré. Demain matin, je serai dans la file. On peut tout ouvrir : nTilia, Signal, la pellicule. Ce qu’on doit trouver chez moi : un contact d’hôtel, un laissez-passer. Ce qu’on ne doit plus trouver : les noms. Ça ne s’improvise pas à la barrière. Ça se prépare avant de partir. Récit fictif. Aucun pays, aucune force armée. nTilia n’efface pas le téléphone : Signal, photos, cartes et ZIP déjà téléchargés restent fouillables. IndexedDB n’est pas un wipe forensique. ## Avant de partir. À la barrière. Une fois au sûr. 1. **Léa a le fichier avant que je parte** — Je désigne son compte nTilia. À chaque changement du carnet, un snapshot chiffré lui arrive — elle l’ouvre avec son coffre, moi avec ma phrase. Ce n’est pas un ZIP dans Fichiers — celui-là, on le trouverait dans ma poche. 2. **On ouvre nTilia. On voit l’hôtel.** — Une note d’hôtel, un laissez-passer. Pas les entretiens. Signal, photos, cartes : nTilia n’y a pas touché. Je m’en suis occupée moi-même. 3. **Léa me renvoie le fichier** — Je l’ouvre avec la phrase du coffre. Le mot de passe du compte ne suffit pas. Les mêmes notes reviennent. ## Trop tard pour évacuer. Tout dépend d’où est la copie. - **Léa l’a déjà, ou un .ntilia est hors de moi** — Tout brûler. Téléphone et cloud privé vides. Sa copie, elle, n’est pas détruite. - **Seulement le cloud nTilia de ce compte** — Vider, pas brûler. Le cloud reste. Au sûr : Restaurer. Brûler tuerait aussi la copie que je pourrai récupérer. - **Rien n’a quitté le téléphone** — Choisir : le scoop sur l’appareil, ou un appareil vide. nTilia ne fait pas les deux. ## Je ne pars pas avec les noms dans la poche Trois semaines avant de rentrer, je suis encore au bureau. Je n’attends pas la barrière. Je crée deux Missions. « Logistique » : l’hôtel du carrefour, les contacts publics, le laissez-passer. Je la coche : celle-là, je l’emporte. « Sources » : les entretiens, les noms. Décochée. Dans Réglages, je tape le compte nTilia de Léa, au desk. Dès la première sync, un fichier chiffré lui arrive ; son coffre l’ouvre, elle peut lire au desk sans m’attendre. Tout brûler pourra vider mon cloud ; sa copie, non. Je ne lance pas « Préparer le départ » : ce ZIP resterait dans Fichiers, encore fouillable. C’est fait pour une panne réseau. Pas pour un checkpoint. Le scoop survit s’il a déjà quitté le téléphone. ## Ce qui ne passe pas, je le retire. Il fait encore nuit. Personne sur la piste. C’est maintenant, pas à la barrière. Il reste du réseau : j’active le Mode voyage. Les notes hors logistique quittent cet appareil. Le coffre se verrouille. S’il n’y avait plus de réseau, je partagerais un .ntilia vers un collègue qui ne passe pas — puis je confirmerais que le fichier n’est plus ici, avant de purger. Un ZIP dans Téléchargements, c’est encore le scoop dans la poche. Je range aussi Signal, la pellicule, les cartes. nTilia ne le fera pas à ma place. Ce qui reste, c’est l’hôtel. Le reste n’est plus ici. ## À la barrière, on trouve l’hôtel. La file n’avance pas. On me prend le téléphone. On ouvre nTilia. Un contact d’hôtel, un laissez-passer. Pas les noms. Le journal que j’avais déjà publié reste en ligne — un article d’hier n’est pas un secret. En revanche Signal, la pellicule, les cartes, un ZIP oublié dans Fichiers : nTilia n’y a pas touché. Ce n’est pas un factory reset. C’est un carnet vide, pas un téléphone neuf. Ils referment. Je passe. nTilia n’est pas le téléphone. ## Si ça tombe trop tôt, je ne brûle pas au hasard. Un collègue m’a appelée une fois : trop tard pour envoyer le drop. La règle, c’est où est la dernière copie. Si Léa l’a déjà, ou si un .ntilia est déjà hors de moi : Tout brûler. Téléphone et cloud privé vides ; sa copie, intacte. S’il n’y a que le cloud nTilia de ce compte : Vider, pas brûler — sinon je tue aussi la copie que je pourrai restaurer au sûr. S’il n’y a rien hors de moi : choisir. Le scoop sur l’appareil, ou un appareil vide. nTilia ne fait pas les deux. Sans copie hors de moi, Tout brûler tue le scoop. ## Léa me renvoie le fichier. Une chambre, du Wi-Fi, l’autre côté de la barrière. Léa m’envoie le .ntilia. Je l’ouvre avec la phrase du coffre — le mot de passe du compte ne suffit pas, et cette phrase n’était pas sur le téléphone. Les mêmes notes reviennent, puis je pousse vers un cloud vide. Le journal déjà en ligne n’a pas été brûlé. Ce qui ne revient pas : l’historique de versions local, le glossaire. Le récit, lui, est là. La copie de référence, c’était déjà chez Léa. ## Ce que je ne confonds plus - **Préparer le départ** — Sync + ZIP sur cet appareil. Pour une panne réseau. L’inverse d’un checkpoint : le fichier reste fouillable. - **Mode voyage** — Les notes sensibles quittent l’appareil. La logistique peut rester. La copie hors-corps est déjà chez Léa. Dès Pro. - **Vider / Tout brûler** — Dernier recours dans la file. Vider laisse le cloud. Tout brûler le détruit — pas le drop chez Léa. ## Trois questions, avant d’y aller. **Plus de réseau ?** Je partage un .ntilia vers un collègue qui ne passe pas, je confirme que le fichier n’est plus ici, puis je purge. Un téléchargement dans Fichiers, c’est encore le scoop dans la poche. **Pas de destinataire ?** Le Mode voyage vide quand même l’appareil. Tout brûler tue aussi mon cloud — et le scoop, s’il n’y a pas de .ntilia déjà parti. **Et Signal, les photos ?** nTilia n’est pas le téléphone. PIN long, biométrie off, Fichiers, pellicule, cartes : une checklist, pas de magie. Je le fais moi-même, avant la file. Je ne dissimule pas un carnet. Je le retire de l’appareil qui passe, parce qu’une copie que ce compte ne peut pas détruire existe déjà — chez Léa.